Voici ici une compilation des interviews réalisées avec les personnes que nous avons croisées en Italie et qui ont accepté de se prêter à notre petit questionnaire. Les réponses ont été traduites mais sont rapportées telles quelles, comme nous les avons reçues :

Tabila – 35 ans – Burkinabé vivant à Rome depuis 1 semaine – travaille à la FAO :

1) Quel est ton plat préféré ou qu’aimes-tu manger en général ?

Le riz sauce arachide avec du poisson, le tout un peu pimenté.

2) Que signifie manger pour toi ?

Assouvir la faim . Je mange quand j’ai faim. Il y a aussi une connotation religieuse, je viens d’une famille très croyante: On ne gaspille pas la nourriture et on ne parle pas quand on mange. C’est un rituel qui fait partie de moi même si je ne le (ne pas parler) respecte pas vraiment.

3) Combien dépenses-tu pour ta nourriture ?

Aux États-Unis ces 3 dernières années en tant qu’étudiant, je dépensais en moyenne 20$/jour.

Federica – 25 ans – Italienne – Rencontrée à Rome où elle vit – consultante RH chez IDLO (International Development Law Organization) :

1)

Les lasagnes

2)

Le goût de la bonne nourriture et aussi le temps avec les autres , cest quelque chose de commun. Je fais une pause dans ma réalité, me détends et apprécie de manger avec les gens.

3)

Je fais mes courses au marché principalement. Par semaine je dépense environ 15€, sans compter d’éventuelles sorties au restaurant.

Camilla – 23 ans – Italienne – Rencontrée à Sperlunga, vit à Rome – Étudiante en gastronomie et cuisinière dans un restaurant de sushis :

1)

Pasta

2)

Partage & plaisir

3)

Je vis avec ma mère et mange au restaurant où je travaille donc je ne dépense pas grand chose pour ma nourriture, peut-être 20€/semaine en supermarché + 20€ si je vais au resto avec des amis.

Dada ici à gauche et Camilla à droite

Dada – 23 ans – Italienne – Rencontrée à Sperlunga, vit à Rome – Étudiante en histoire de l’art et travaille comme secrétaire dans une galerie d’art contemporain.

1)

Des pâtes avec une sauce au poisson : poisson hâché, ail, herbes, avec ou sans tomates.

2)

Le partage et la générosité.

3)

150€/mois ou 40€/semaine qui inclut un resto par semaine. J’achète principalement de la nourriture bio ou j’en récupère. Je commande souvent à une coopérative via leur site internet des produits locaux et bio livrés à vélo.

Vittorio – 70 et quelques – Italien rencontré chez lui à Valenzano – Retraité

1)

Artichauts et chicorée.

Petite recette ici.

Au petit déj., du pain du beurre et des figues.

2)

C’est une forme d’amour, de communication. Les émotions sont plus faciles à partager à travers la nourriture. La nourriture est comme la musique, une forme de communication.

3)

80-90€ / semaine au marché, supermarché pour les pâtes, parfois au primeur et au vieux fournir à bois pour le pain.

Felice – 33 ans – Italien vit à Valenzano avec son Vittorio, son père – Cultivateur de champs abandonnés

1)

« Pane con panettico » expression italienne qui veut dire : « du pain et un compagnon ». Je suis une personne frugale, je n’ai pas besoin de grand chose si ce n’est du bon pain au levain, à fermentation lente, fait avec des variétés anciennes de blé, d’orge. N’importe quel type de pain tant qu’il est bien fait : pain, foccacia, calzone…

+ des olives

Mon challenge est de vivre de façon résiliente, tout en unifiant ma vie à la ville et à la ferme même si je préfère rester à la ferme.

2)

L’élaboration de l’esprit. Dans le restaurant macrobiotique où je travaillais, ils disaient : « la nourriture est la vie ». Pour moi aussi mais pas pour le côté scientifique, les nutriments ou le côté sophistiqué mais pour la simplicité : on doit comprendre ce que nous mangeons, d’où ça vient, comment ça a été produit. Et quand tu produis toi même ta nourriture,.ton huile ou ton vin, tu comprends tout cela.

La qualité et respecter la planète est évidemment important mais pour moi la première chose, c’est de comprendre comment cela a été fait.

C’est un jeu de manger et avant cela de cuisiner. Manger c’est d’abord cuisiner soi-même.

3)

Je n’achète pas de nourriture. J’utilise la nourriture que je cultive personnellement ou cueille dans les champs abandonnés. De temps en temps, je prends quelques ingrédients à mes parents mais c’est simplement pour rester avec eux, pour être intégré et pas trop radical.

Je récupère aussi de la nourriture dans la rue comme le reste d’huile d’olive dans les bidons. Pour un bidon de 5 litres, je récupère en moyenne 50ml, assez pour une journée. Je récupère aussi un peu dans les poubelles mais j’évite pour ne pas être mal vu dans mon quartier.

Je ne dépense pas d’argent pour la nourriture. Pour moi, elle ne devrait pas être vendue mais partager , avec les amis ou cueillie de la nature, des plantes sauvages etc. surtout vu toute la nourriture gaspillée aujourd’hui.

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