Du 07 au 10 avril.

Tu as vu le nuage dernière nous il a l’air un peu menaçant non ?

Houla oui ! vite on avance. Devant c’est beaucoup plus clair !

3 minutes plus tard…

Bon bah je crois bien qu’on est trempé. Il ne reste plus qu’à se réfugier dans un café.

Voilà qui résume la semaine qui a suivi.

Jusqu’à Lushnje, nous arrivons encore à passer entre les gouttes. Mais la météo annonce du très mauvais temps. Nous décidons de rester un jour au sec dans une petite chambre d’hôtel en espérant que ça passe.

Finalement cette unique nuit se transforme en 3 jours, contraint de rester sur place avec tout ce qui tombe dehors. Nous commençons à devenir fous enfermés dans notre petite pièce carrée, dans cette petite ville où il n’y a pas grand chose à faire, où l’unique musée est fermé.

Nous passons le temps en marchant jusqu’au café du coin (5 minutes de marche). Au total nous y serons allés 4 à 5 fois en 2 jours, à boire du café, des chocolats chauds, manger, jouer, écrire des articles … Nous nous amusons à imaginer ce que pense le serveur qui nous voit débarquer 2 fois par jour et rester des heures.

Un répit de courte durée.

Ça y est c’est décidé, il faut partir sinon nous allons vraiment devenir dingue (et nous étriper au passage :p)

Les adieux avec la personne qui nous a accueilli sont plutôt émouvant. Même sans parler la même langue, nous lisons une inquiétude bienveillante dans son regard. Après une franche accolade avec Juliette, nous revoilà sur les routes.

La pluie a cessé hourra… suspense … 10 km plus loin un violent orage nous surprend. Juliette est loin devant, Victor galère à mettre sa cape de pluie laissant un écart important.

Après 5 minutes sous des seaux d’eaux, impossible de rattraper Juliette. Ou est elle ? Peut être a l’abri dans ce café sur le bord de la route ?

Ça sent pas bon cette histoire, c’est un coup à se perdre. Finalement une minute plus tard Juliette fait demi tour. Pas besoin de communiquer, on s’est compris, on retourne au café précédent pour se protéger et s’essorer.

Nous finirons les 40 kilomètres restant jusqu’à Berat sous une pluie continue avant que celle ci s’estompe juste pour notre arrivée. Enfin !!

Pour retrouver le sourire nous croisons un ancien bus urbain parisien et un bus de la région PACA qui connaissent une seconde vie en Albanie.

A suivre, plus de détails sur Berat et nos derniers coups de pédales en Albanie !

Bises humides

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