Arrivée tardive à Gjirokastër, notre dernière étape albanaise. On vous épargne les détails mais Victor est en pleine forme et fait une belle récidive en oubliant le téléphone dans le bus. Heureusement l’histoire finit bien, grandement aidés par un jeune employé de la station service dans laquelle nous nous sommes réfugiés. Un taxi part à la poursuite du bus et revient une grosse demi heure plus tard avec le téléphone… ouf !Nous arrivons enfin chez notre hôte qui nous attend depuis plusieurs heures. Nous dormons au coeur de la vielle ville, dans une maison blanche et grise semblable à celle de Berat.

Le château.

Le lendemain direction le château qui surplombe la ville. On y apprend l’histoire de la ville et de l’Albanie. Le personnage d’Ali Pacha revient souvent dans nos lectures et semble une figure majeur du XIX ème siècle dans les pays que nous traversons.

Entre 1812 et 1820, il fit notamment rehausser les murs du château, construire la tour de l’horloge ainsi qu’un aqueduc pour acheminer l’eau directement au château.

Détruit pour construire une prison pendant le règne du roi Zog, il ne reste aujourd’hui pas grand chose de l’ouvrage.

Aujourd’hui et depuis 1968 le château acceuille tous les ans le festival national de folk. Une grande scène extérieure a été construit dans la cour du château pour l’événement.

Petit tour en ville.

Après la visite du château direction la vielle ville avec ses maisons au style très spécifique, symbole de l’architecture ottomane.

Visite plus approfondie de la maison Zekate, ancienne demeure de sultan. Au premier étage, on retrouve un beau salon d’hiver avec de magnifiques cheminées et des fenêtres plus petites pour préserver la chaleur.

Au dernier étage place au salon d’été, richement décoré et qui servait notamment aux dîners entre potes avec une magnifique terrasse qui domine toute la vallée.

Bonus historique :

Sous les ordres du sultan Ottoman de l’époque, Ali Pacha souhaite prendre son indépendance. Inquiet, le sultan reprend la ville de Gjirokastra en 1820 et tue Ali Pacha de sa main quelques années plus tard en 1822 à Ionanina.

Sa tête sera exposée plusieurs jours dans la ville avant d’être envoyée à Istanbul.

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